La nouvelle année au Palais Fédéral (0172-1)

  • Französisch
  • 1943-12-31
  • Dauer: 00:07:34

Beschreibung

Communiqué :
La réélection du Conseil Fédéral: Reportage sur la séance de l’Assemblée Fédérale. Prestation de serment du Conseil fédéral et du Chancelier de la Confédération. (Du fait de l’interdiction d’éclairer suffisamment la salle, ces prises de vues sont sous-exposées). Reportages d’adieu sur MM. Wetter et Bovet qui quittent leurs fonctions: Réminiscences cinématographiques des fêtes du 650e. anniversaire de la Confédération; à Schwyz et au Rütli, en présence du Président de la Confédération, M. Wetter. M. Bovet fait un exposé sur les fonctions du chancelier. Son collaborateur et successeur, M. Leimgruber et les employés de la Chancellerie au travail. Visite au Conseiller Fédéral Nobs à Zurich et à M. Stampfli, Président de la Confédération: Le conseiller fédéral Nobs, ancien Président de la Ville de Zurich, dans son bureau. Le Président de la Confédération, M. Stampfli, nous parle de l’approvisionnement du pays et des occasions de travail en cette cinquième année de guerre.

Commentaire :
1. L’an nouveau apporte de grands changements sous la coupole fédérale. Monsieur Wetter et Monsieur Bovet ayant manifesté le désir d’être relevés de leurs fonctions, l’Assemblée Fédérale eut à élire leurs successeurs. Elle choisit Monsieur Nobs, président socialiste de la ville de Zurich, en qualité de nouveau Conseiller fédéral, et fit de Monsieur Leimgruber, jusqu’alors Vice-chancelier, le Chancelier de la Confédération. 2. Dans l’hémicycle du Conseil National - qu’il n’est hélas pas permis d’éclairer pour les besoins du cinéma - voici l’acte solennel de la prestation de serment des nouveaux membres et des membres réélus du Conseil Fédéral. 3. Nous rendons visite à Monsieur Nobs dans son cabinet de travail à l’Hôtel de Ville de Zurich. Son élection marque une date importante de l’histoire politique de notre pays; il est en effet le premier représentant du parti socialiste suisse au sein de l’organe exécutif fédéral. Monsieur Nobs est à la fois homme de gouvernement et amateur d’art. Il succède aujourd’hui à son concitoyen zurichois, Monsieur Wetter, qui eut, pendant quatre ans de guerre, la responsabilité écrasante de gérer les finances de la Confédération. C’est à lui que la Suisse doit aujourd’hui sa situation monétaire saine et son crédit international de premier ordre. 4. L’année la plus spectaculaire de la carrière de Monsieur Wetter, fut 1941, celle du 650ème. anniversaire de la Confédération, dont il était alors justement le Président. Le voici aux fêtes mémorables de Schwyz et du Rütli. 5. L’appel émouvant qu’il adressa le premier août aux Suisses du monde entier est resté gravé dans toutes les mémoires : « Eidgenoseen in der Heimat und in der Ferne, vereinigt euch zum Gebet… ». 6. Au banc du gouvernement, on ne verra plus Monsieur Wetter suivre d’un œil impassible les débats financiers. La silhouette du Chancelier Bovet manquera plus cruellement encore, elle qui fut, pendant 45 ans, typique pour cette salle. En 1898, âgé de 24 ans, Georges Bovet y siégeait déjà en qualité de journaliste. Douze ans plus tard, il était traducteur, puis secrétaire du Conseil National ; en 1927 vice chancelier; en 1934 Chancelier de la Confédération. « Le chancelier est élu par l’Assemblée fédérale. Il n’y a pas pour lui de limite d’âge, mais vous comprendrez qu’après avoir quitté les bords du Léman il y a cinquante ans, il en ait l’ennui et se réjouisse de s’y transporter. Le chancelier dirige la Chancellerie fédérale, qui comprend, outre le personnel du secrétariat, l’économat de l’’administration fédérale. Ce service a pris depuis la guerre une extension inouïe. De 25, le nombre des agents a passé à deux cents. Le chancelier assure la publication du Recueil officiel et de la Feuille fédérale. Il veille à l’organisation des votations fédérales et à l’application de la loi électorale. Il peut être chargé aussi de missions spéciales. J’ai eu ainsi la tâche de présider à la discussion, des revendications tessinoises et genevoises et après des années d’efforts, j’aurai la satisfaction avant la fin de l’année, de rédiger le projet qui servira de réponse d’ensemble. Le chancelier est le secrétaire du Président de la Confédération. Parmi les regrets qu’il emporte en prenant sa retraite, l’un des plus vifs est de ne pouvoir assister dans ses nouvelles fonctions le sympathique président de 1944, Monsieur Stampfli ». 8. A notre demande, le nouveau Président, qui est depuis quatre ans bientôt chef du Département de l’Economie Publique, nous parle de l’approvisionnement du pays en ce cinquième hiver de guerre: « Als ich im Juli 1940 als Nachfolger meines hochverdienten Landsmannes Hermann Obrecht in den Bundesrat gewählt wurde, hatte sich die wirtschaftliche Lage unseres Landes bereits ganz bedenklich verschlechtert. Daraus ergab sich die zwingende Notwendigkeit, die Bewirtschaftung aller wichtigen Rohstoffe und Lebensmittel an die Hand zu nehmen und die inländische Lebensmittelproduktion auf ein Höchstmass zu steigern. Die Einschränkungen sollen keinen Tag länger aufrechterhalten werden, als es im Interesse der Landesversorgung und insbesondere der Sicherheit des Landes notwendig ist. Dieser Zeitpunkt ist heute noch nicht gekommen. Für eine Reihe wichtiger Lebensmittel und Rohstoffe bleibt unsere Versorgung weiterhin kritisch. Diese Mahnung richtet sich nicht bloss an die Bauernsame, sondern ebenso sehr an die städtische Bevölkerung. Zusammenstehen und Durchhalten muss weiter unsere Lösung sein ». Depuis 1940 nous dit-il, la situation économique de la Suisse devient chaque jour plus mauvaise. Les importations ont sensiblement diminué, nos provisions commencent à s’épuiser. Nous avons dû nous résoudre à une stricte économie de guerre et développer au maximum notre production indigène des biens de consommation. Le rationnement auquel le peuple suisse a été soumis implique une ingérence de l’Etat dans les libertés de l’individu. Les restrictions ne seront pas maintenues un jour de plus que ne le nécessitent l’approvisionnement et surtout la sécurité du pays. Ce moment n’est point encore venu, ajoute Monsieur Stampfli. Notre approvisionnement en biens consommables et en matières premières reste critique. Paysans et citadins, comprenez le sens de cet avertissement: continuez à faire preuve de compréhension, de solidarité, d’esprit d’entraide. En ce cinquième hiver de guerre, nos usines continuent à travailler. Les Suisses sont encore chauffés et ils mangent à leur faim, la guerre s’arrête aux frontières du pays. Et pour l’avenir incertain, le gouvernement fédéral a prévu dès aujourd’hui les plans qui permettront d’assurer à chacun du travail et du pain.

Communiqué_0172.pdf
Dieses Dokument wurde mit der Unterstützung von Memoriav erhalten.