Combien de temps encore ? (1628-1)

  • Französisch
  • 1974-10-18
  • Dauer: 00:05:33

Beschreibung

Communiqué :
Si l’ère industrielle nous a apporté bien des progrès, elle a aussi fait disparaître peu à peu l’artisanat. “L’artisan a de l’or dans les mains“ disait-on autrefois. Aujourd’hui cette expression n’est valable que dans très peu de cas ; d’anciens métiers disparaissent, d’autres naissent. Inutile de s’apitoyer, il vaut mieux recenser ceux qui existent encore, tels un fabricant de peignes, un réparateur d’accordéons folkloriques suisses, un fabricant de cloches de vaches, un cordier, un forgeron, un berger.

Commentaire :
L’ère industrielle apporte indubitablement des progrès, mais malheureusement elle sonne le glas de l’artisanat. Beaucoup de professions meurent lentement. Ce n’est pas encore un motif de commisération, mais plutôt une raison de comprendre les derniers artisans. Comme ceux qui fabriquent encore des peignes en tout genre à Mümliswil près de Soleure. / Les fabricants de peigne existent chez nous depuis le 14ème siècle. C’est en 1792 que fut fondée cette entreprise artisanale qui depuis le début de notre siècle n’eut plus aucune concurrente. Bien entendu, on ne peut se passer de quelques machines, mais la majeure partie du travail, surtout pour les belles pièces se pratiquent à la main. Pour combien de temps encore ? / A Hinterdorf près de Schwyz, se trouve le dernier réparateur d’accordéons folkloriques suisses. / Les amateurs de musique champêtre sont heureux de pouvoir confier leur instrument, devenu rare aujourd’hui, à un connaisseur amoureux de son travail. Mais jusqu’à quand pourra-t-on faire régler et accorder ce précieux instrument ? / Toujours dans le canton de Schwyz, à Steinen, on maintient une tradition artisanale à l’honneur. La fabrication des cloches de vaches. / Paul Schuler est avant tout un paysan qui élève des vaches. La fabrication des cloches se fait donc en hiver. Bien que certains touristes considèrent leur tintinnabulement comme insupportable, la demande reste forte. Peut-être sont-ce ces mêmes touristes qui n’hésitent pas à les voler au cou des bêtes. / A Gams, dans le canton de St-Gall, un couple exploite une corderie comme il n’en existera bientôt plus. / Tout d’abord il faut séparer les fibres du chanvre, qui roulées ensuite dans un tablier pourront être filées. / Enfin les fibres, une vingtaine par corde, sont torsadées à l’aide d’un cylindre de bois. On disait autrefois que l’artisan avait de l’or dans les mains. Aujourd’hui ficelles et cordes sont faites de fibres artificielles. Ce couple de cordiers ne fabrique plus que des articles spéciaux à usage agricoles. Mais pour combien de temps encore ? / Plus l’artisanat est en passe de disparaître, plus il est apprécié de l’homme moderne. Il est malheureux que l’on ne fasse pas plus d’efforts pour le maintenir en vie, ne serait-ce que comme témoignage des temps passés. A Glaris, la protection du patrimoine national a fait en sorte que la célèbre forge de Mühlehorn aux bords du lac de Walenstadt, soit maintenue en activité. / Le dernier forgeron est mort en 1954. Son métier a été repris par un amateur, mais oui ! Du moins pendant les visites du public. / Un autre métier, qui par ses dures exigences, est aussi en train de mourir, c’est celui de gardien de moutons. Bartolo Bellini qui est âgé de 58 ans, est berger depuis l’âge de 13 ans. Il veille aujourd’hui sur un troupeau de 600 bêtes. / C’est un des plus vieux métiers du monde. Comme le cheptel ovin s’accroît aussi en Suisse, Bartolo pense que le métier de berger ne disparaîtra pas de sitôt. On en accepte l’augure. /

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